Après la création d’ONF International en 1997 et d’ONF Énergie en 2006, l’ONF a structuré en 2008 sa politique groupe avec la création de la société holding ONF Participations, dotée d’un capital de 15 millions d'euros. Définie par le conseil d’administration de l’ONF, cette politique repose sur trois piliers : l’action internationale, le bois énergie et depuis 2018, les filiales de moyens avec l'acquisition d'une société spécialisée dans les travaux sur les infrastructures linéaires. En 2021, avec l’expérience de la gestion de la crise sanitaire des scolytes sur les forêts de l’est de la France, le groupe ONF élargit les services apportés à ses clients bois avec la filiale ONF Logistique. Il travaille également à un projet d’avenir pour l’ONF en 2022, la filialisation de trois offres commerciales parmi les services et les travaux proposés par l’ONF : la maîtrise de la végétation, l’Arbre Conseil et le mobilier bois.
D’après un rapport tout juste publié, 27 % de la surface des forêts tropicales humides non perturbées du bassin du Congo observée en 2020 disparaîtront d’ici 2050 si la déforestation et la dégradation des forêts se poursuivent au même rythme. En janvier 2020, on estimait qu’il y avait 200 millions d’hectares de forêts sempervirentes et semi-décidues en Afrique centrale, y compris l’Angola et l’Ouganda, dont 184,7 millions ne montraient aucun signe de perturbation, selon L’État des Forêts du bassin du Congo 2021, rapport publié par l’Observatoire des Forêts d’Afrique Centrale (OFAC). Malheureusement, les forêts intactes se réduisent à un rythme accéléré depuis cette date : en effet, cette superficie a déjà été amputée de 18 millions d’hectares. La version française du rapport a été lancée lors de la 19e Réunion des Parties du Partenariat pour les forêts du bassin du Congo, et la version anglaise a été publiée la semaine dernière. Selon les auteurs du premier chapitre du rapport chapeauté par Juliette Dalimier, on a observé une augmentation significative du rythme annuel des perturbations de la forêt tropicale humide entre 2015 et 2020, qui ont touché 1,79 million d’hectares par an. Lors de la décennie 2005-2015, la superficie qui disparaissait chaque année était de 1,36 million d’hectares. Depuis 2009, le rythme annuel des perturbations s’est accru dans tous les pays d’Afrique centrale. Avec 105,8 millions d’hectares, la République démocratique du Congo (RDC) est le premier pays d’Afrique et le deuxième du monde tropical qui présente actuellement la plus grande superficie de forêt tropicale humide non perturbée. Le Cameroun, le Gabon et la République du Congo présentent également de vastes surfaces de forêt intacte allant de 19,8 millions d’hectares à 23,4 millions d’hectares. « Avant de publier ce rapport, la forêt a été cartographiée sur le plan de la flore, de la physionomie et du stock de carbone. Pour la cartographie floristique, nous avons également pris en compte les données de l’inventaire d’aménagement collectées par 105 concessions forestières en Afrique centrale, à l’exclusion des régions d’altitude ou saturées en eau. Ce sont environ 6 millions d’arbres de plus de 30 cm de diamètre et couvrant près de 90 000 hectares qui ont été analysés, ce qui a permis aux chercheurs de catégoriser trois gradients floristiques en fonction du climat, de la saisonnalité et des températures maximales, ainsi que de l’activité humaine, » explique Juliette Dalimier.
L'humanité a besoin des forêts. Grâce à la diversité d’espèces qui le compose, l’écosystème forestier nous offre une multitude de services écologiques, économiques et sociaux. Le WWF se mobilise pour lutter contre la dégradation des forêts, sanctuariser celles qui ont une valeur inestimable, encourager une gestion forestière durable et une consommation responsable des produits forestiers, et restaurer les forêts malheureusement dégradées. Les forêts abritent plus de la moitié de la diversité animale et végétale terrestre. Elles permettent de subvenir aux besoins vitaux de 300 millions de personnes. Pourtant, 8 à 10 millions d’hectares de forêts naturelles disparaissent chaque année, notamment en zone tropicale. L’objectif du WWF est de conserver les forêts les plus importantes au monde. Pour cela, nous nous mobilisons pour mieux protéger les espaces forestiers à haute valeur de conservation dans quatre écorégions (Guyane, Nouvelle-Calédonie, Bassin du Congo, Europe) et nous contribuons à la restauration de certaines des forêts les plus dégradées à Madagascar, en Nouvelle-Calédonie et dans le bassin du Mékong). Nous soutenons par ailleurs les acteurs qui prennent des engagements d’approvisionnement responsable, sans déforestation, et incitons de nouveaux acteurs à les rejoindre. Nous accompagnons notamment les marchés du bois, du papier et du caoutchouc naturel vers la durabilité. Nous encourageons une approche intégrant ces forêts productives dans un territoire écologiquement vivant.